Cognition et mémoire

Les capacités de reconnaissance/de catégorisation des proies par les juvéniles sont explorées, en particulier les éléments perceptifs qui permettent ces phénomènes (mouvements, formes, contrastes…).
L’équipe s’intéresse également à la plasticité de la cognition spatiale (en utilisant notamment des labyrinthes en 3D) chez le juvénile en parallèle à la maturation de certaines structures clefs du cerveau (le complexe vertical et les lobes optiques). Chez les embryons et les nouveau-nés l’empreinte visuelle guide probablement les préférences alimentaires du juvénile. Nous sommes intéressés par les informations visuelles provenant des proies qui déterminent ces apprentissages (mouvements, formes, contrastes, polarisation de la lumière…).
Nous déterminons également quels sont les conséquences à long-terme de ces apprentissages sur les préférences alimentaires des seiches. Récemment nous avons montré qu’une mémoire de type épisodique pourrait exister chez la seiche adulte. Ces recherches sont prolongées chez les juvéniles pour déterminer l’existence d’éventuelles « périodes clefs » dans la construction de l’architecture cognitive de la seiche. En étudiant en parallèle le développement du cerveau, nous pourrons mettre en évidence d’éventuels substrats neuronaux communs- ou non- à ces différents types de mémoire (de référence, épisodique) chez la seiche.